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mercredi 16 septembre 2009

Envies


De rester au top de la glamouritude coûte que coûte : bronzer encore -juste- des pieds, avec la marque des sandales...


De revoir "ma soeur". Elle me manque. Ma famille ouzbèke, nos discussions, me manquent...


De me sentir vivre. Libre...


De me remplir à nouveaux les yeux de couleurs, celles de la joie de vivre et de l'hospitalité...


De ressortir mon sac à dos, et faire semblant que je repars...


De faire exploser les murs qui m'entourent...


De n'avoir jamais quitté ces instants envoûtants et légers, au crépuscule...


De crier combien j'ai des fourmis dans les jambes...


De rêver, d'y croire. De tenter de sourire, même dans l'adversité...


De ne pas oublier cet après-midi là. Moment de grâce...


Les flaques d'eau ouzbèke sont belles, on dirait.

Bon courage pour les cours, le boulot... mais ne laissez pas la routine vous "bouffer"! Soyez fous (un peu), ou rêvez de l'être! ;-) Ou les deux. :P


Ax.

mardi 8 septembre 2009

Oosum

"Espèce de nostalgie violente. Que je me prend en plein dans la tronche ou le coeur, ou les tripes. Ou tout à la fois peu importe. Lancinante. Mélodie ivre et tenace des souvenirs. Ça y est, j'ai mal. Milieu de la nuit. Mal ô combien insignifiant et infiniment moins important que les maux du monde. Mal très égoïste, mal presque physique. Peut-être qu'on pourrait enlever le presque d'ailleurs. Non, je n'ai pas le mal du pays, j'ai le mal du voyage. Qui s'insinue soudainement en toi, le perfide. Qui te prend et ne compte pas te lâcher dans la proximité proche d'un futur plus ou moins lointain. Ce mal qui amène amèrement quelques larmes au bord de tes yeux. Ce mal qui t'oblige à réfléchir, à te souvenir, à penser au passé, au présent et invariablement à l'Avenir. Mal qui t'empêche de dormir pendant de longues heures. Le reste de ta nuit sera blanche...et le matin tes yeux seront sûrement cernés de la couleur de l'oosum. [...] Pourquoi ai-je voulu m'endormir avec de la musique. "Ma" musique. Et ce soir elle me touche en plein coeur et fait résonner (ou raisonner déraisonnablement) en moi un tourbillon de nostalgie. Et surtout de je ne sais quoi. Tout et rien d'un coup. Secouage comme un prunier. Que fais-je ici, dans le trou du *** du monde, ou plutôt dans la Haute-Garonne, pardon. Je crois qu'on est quatre ou cinq jours après mon retour, et là je commence à réaliser. Et me prend ce coup. Inévitable. Je ne sais même pas bien ce que j'éprouve. Trop confus. Trop de pensées, de souvenirs, de flashs-back qui m'étreignent en même temps. Trop dingue tout simplment. Pff c'est n'est même pas simple. Quelque chose de la vraie vie l'est-il vraiment. Salmigondis (d'exaltation et d'oppression). Une envie démesurée, décuplée de courir le monde. De vivre une vie plus ou moins bohème, sans attaches... Bohémienne rêveuse que je suis. Ou étais. Ou serai. Qui sais? Personne ne peut, pas même moi. Une envie de trouver véritablement sa voie, de savoir de quoi sera fait l'Avenir! J'avoue, je pense au voyage, à l'utilité des "faires des études" dans un amphi, à l'idée de se caser dans un petit moule, de faire le mouton bien sage. P'tain. Cris. J'veux pas finir comme ça, j'veux pas l'écouter, j'veux pas penser à toi. Je pense au Voyage, au monde qui m'appelle. Appel irrésistible? [...] En moi toutes les rencontres marquantes faites durant mon voyage émergent. Ou me submergent. C'est à la fois exaltant et déroutant. Quelle est la route? Et suis-je la seule à penser de façon parfois si nostalgique au passé, à l'enfance; et en même temps à essayer de vivre avec intensité le moment présent -pas facile-; et d'autre part à m'interroger si souvent sur l'Avenir. Impression de vivre entre trois dimensions, un équilibre à trouver, en trois dimensions s'il vous plait. La vie est belle en relief. Mais le relief de la vie peut- aussi se révéler d'une laideur particulière. Composer entre ce qui nous a construit, ce qui a fait sûrement que nous sommes qui nous sommes ou qui nous ne sommes pas, ce que nous vivons et choisissons dans le présent, et ce que nous rêvons pour le futur. Deviens qui tu es. Tout un beau programme mon petit Nietzsche! C'est dur. En fait. Développer une certaine singularité. Un être en puissance. Lequel. Tais-toi, toi, et pourquoi pas après tout? Marre de ces discours, tu peux pas comprendre. Mais peux-tu en revanche (qui se mange froide) comprendre que tu ne peux pas comprendre. Même pas mal. Il faut oser. C'est la clef. Big hard sun. Can you do the impossible? Say Yes, I will. Fascination par l'ordinaire qui peut devenir, selon tes yeux (va t'en racheter, des bleus, comme les coupoles, comme l'océan... On pourra se perdre dedans. Ce sera bien.), l'extraordinaire. Quelque chose de magique inside. C'est si simple et si fou à la fois. Noir et blanc, noir, blanc, noir ou blanc. Fragilité qui peut devenir force. L'échec n'est pas un échec. Et j'emmerde les râleurs. C'est la société qui n'accepte pas, c'est ridicule, mais ça lui ressemble tellement. L'échec construit parfois bien plus que la réussite. Question d'éclairage ça. Aller Mars , prend tes amulettes, on s'casse en vadrouille. Epic how? Va-donc manger du raisin, c'est la seule chose censée que je te conseille."

"Je n'suis pas folle vous savez... Bonsoir!"



;)
Ax.


Les guillemets de ce paragraphe soulignent que c'est un extrait tel quel de mon carnet de voyage, écrit quelques jours après mon retour, au milieu de la nuit, tel le zombie halluciné n'ayant qu'à moitié émergé! So, you know... ;)

vendredi 28 août 2009

J'veux pas ranger mon sac à dos !


C'est l'bazar, dans ma tête et dans ma chambre...

C'est le bazar, le contenu de Ulysse est toujours répandu dans ma chambre. Comme pour prolonger un peu la magie, ou au moins pour retarder le moment où je drevais la briser. Je n'y arrive pas. Je suis comme anesthésiée depuis mon retour.

Retour qui s'est passé tout a fait normalement d'ailleurs. Même si depuis mon réveil dans ma famille ouzbèke, le matin du départ, je ne réalisais pas. Enchaînement machinal de formalités a effectuer, juste rester concentrée pour ne pas perdre son passeport. Je ne réalise pas que je pars. Que ce mois de périgrinations va brusquement s'achever. Que je vais retrouver la France, le quotidien, et tout le reste.
Je crois que je ne ressens rien, je ne pense plus. Je suis entre deux états. Peut-être simplement entre un rêve et une réalité, dans un sens. La veille du départ j'étais profondément triste de partir, de quitter mes nouveaux amis et ma nouvelle "famille". Le jour du départ je ne suis ni triste de partir ni heureuse de retrouver mes proches et la France. Je n'y arrive pas!

Maintenant quelques semaines se sont passées depuis mon retour. Le quotidien me rattrape et me ramène sur Terre petit à petit. Mais une partie de mon âme est toujours en train de vagabonder là-bas. Libre et bohème. Je n'ai pas encore tout a fait "atterris" je crois... Ce voyage me parait à la fois si proche et si lointain. C'est étrange.

Au moment où j'écris cette petite note, j'écoute de la musique ouzbèke. C'est infiniment bon même si la nostalgie et l'afflux de souvenirs générés engendrent une certaine douleur. Cette musique est sublime, peu importe si je n'en comprends pas le sens linguistique, j'interprête à ma guise selon les mélodies qui virevoltent. Sorte d'appel à l'évasion.

Comme l'heure des bilans va approcher : résumé à envoyer à Zellidja, budget total des dépenses à calculer (non, toujours pas fait! Z'arrive pas à me replonger dedans. Mais ça ne saurait tarder...), etc... Un des bilans moins matériel que je peux tirer pourrait se résumer en quelques phrases que j'ai écrites spontanément lors de mon dernier jour à Boukhara :
"Je crois que je ressens une évidence. Je suis faîte pour ça. VOYAGER. [Seule]. Cela peut paraitre incroyable mais pas une seule fois la France ou mes proches ne m'ont manqués. Pas une seule fois le fait d'être seule ne m'a pesé. Ça m'a étonné la première d'ailleurs !! C'est peut-être que l'Ouzbékistan est ... MAGIQUE, tout simplement ?!"

Voilà, sinon dans la rubrique "Oh Happy Day" [Hum, trop pas. --"], j'ai perdu bêtement envrion 350 photos prises à Samarkand. Dur. Très frustrant. Pourtant certaines d'entre elles dont je me souviens très bien figuraient parmi mes préférées... C'est la Vie!

Et vous alors?!
Les vacances, les voyages... C'était comment? (mouhaha, ironie inside sur la fameuse phrase!)



Grosses bises
Ciao! ;)

Ax.

ps : je vais essayer de trouver le moyen technique de vous faire partager quelques morçeaux de cette musique ouzbèke que j'ai rapporté et qui me transporte...

vendredi 19 juin 2009

C'est quoi ce virus?

J'ai fait aujourd'hui un vaccin dans l'optique de mon départ, mais ce n'est pas de ça dont je voulais dire quelques mots! (En tout cas chouette, à priori j'évite le vaccin contre la Rage!)...
C'est juste que je ne suis même pas encore partie en Ouzbékistan... que je rêve déjà d'un hypothétique 2ème voyage! Oui, oui, je suis vraiment atteinte, c'est fou! C'est peut-être ça le virus du voyage nan?!

Mes pensées vagabondent avec délice vers des horizons aussi différents les uns des autres qu'attirant pour moi. Tous ces coins du monde exercent sur moi une attraction toute particulière et propre à chaque lieu... L'Ouganda et en particulier l'Ouganda du Nord, le Yémen, la Sibérie et en particulier le Lac Baïkal, l'Islande, l'Inde bien sûr (sûrement ma première vraie fascination voyageuse, à part le Canada of course!), et encore le Laos, la Russie, les territoires Nord du Canada (Yukon, Labrador,...) ... Sans compter que je pressens que l'Asie Centrale va être un coin du monde à découvrir encore et encore et qui n'a pas finit (et pas commencé en l'occurence ^^) de me (sur)prendre!

Prenons le Lac Baïkal par exemple. C'est un vieux et vrai rêve que d'y aller. Par les voies de chemin de fer du Transsibérien bien sûr! Partir de Moscou, puis profiter des jours de voyage pour faire quelques petites étapes au gré du vent et des paysages qui défileront.
Sur les traces de tous les merveilleux bouquins de Henri Troyat que j'ai dévoré! Et des lectures des récits des échappés du Goulag sibérien, poignants et cinglants. Et des livres de Soljénitsyne.
Et puis une fois là-bas, de tenter un truc dingue, comme faire le tour du lac (immense) pendant quelques mois, à la rencontre des sibériens qui y vivent. Quel rapport au lac, quelle éducation à la préservation des ressources?... Ou encore un tas d'autres questions plus abstraites et généralistes qui me turlupinent : qu'est-ce que la réussite? Se demander par quoi on définit la (les) réussite(s) là-bas, dans ce milieu de vie hostile et grandiose. Rencontrer des gens qui ont réussi différemment. Se demander si la réussite peut encore être pleinement vécue sans pour autant être une réussite financière/de carrière?
Et puis le Lac Baïkal est surnommé "la Perle de la Sibérie". Alors pourquoi pas aller faire de cette perle des colliers de rencontres et de souvenirs? Juste parce que je ressentirais ce besoin bizarre d'aller là-bas et de faire des trucs aussi "censés et banals" que ceux-ci. Certains diront "pourquoi?". Moi je dirais peut-être plutôt "pourquoi pas?"!

Par ailleurs je sais que "la cause des femmes", ou en tout cas tout ce qui touche aux femmes, n'a pas finit de me passionner et surtout de m'interpeller. C'est pour ça que j'ai besoin de partir aussi. Pour chercher des réponses (mes réponses) à mes questions. Pour essayer d'observer les différences, réfléchir dessus, sur les évolutions, les civilisations, les différentes façon de concevoir la place de la femme dans la société. Au cours de l'histoire d'une même société et d'une société à l'autre. D'essayer de voir comment ces femmes à l'autre bout du monde envisagent l'avenir! A quoi pensent-elles? A quoi rêvent-elles? Pour quoi aimeraient-elle se battre? Qu'aimeraient-elle transmettre comme traditions à leur filles? Que voudraient-elle comme changement entre leur génération et celle de leurs filles? Quel est l'ancrage de telle tradition discriminante positivement ou au contraire négativement?
Autant de questions (parfois idéalistes, naïves et manquant de recul, j'en conviens tout à fait) "vitales", qui me paraissent réellement nécessaires pour avancer. Pour réfléchir sur la vie d'ici, mes convictions, les femmes et les hommes, les différentes façon de voir le monde. Rencontrer des femmes différentes, des femmes qui ont décidé d'agir à leur niveau, des femmes qui se battent, etc... Comment vivent ces femmes au Yémen, en Sibérie...? Se poser aussi des questions sur les sociétés matriarcales, leurs évolutions et leurs racines.

Pourquoi? Comment?

Des questions, toujours des questions en fait! Des questions dont j'ai besoin d'aller chercher les réponses et mes réponses dans le monde. Une sorte de "partir pour mieux revenir", comme si j'allais puiser un peu de force dans d'autres coins. Force inspirée par les réalités rencontrées : misère, espoir, différences, révoltes, victoires, indifférence... (Et puis aussi sûrement un petit coté "revenir pour mieux repartir" je ne le nie pas!).

Et puis de lire des carnets de voyage ça m'enchante...Et je dirais aussi que ça rend très humble. Devant de nombreux voyages tout à fait énormes en termes de durée et/ou d'ambition et/ou d'expériences humaines et/ou géographiques etc, je me sens (et je suis) minuscule. J'ai encore beaucoup à apprendre c'est plus que certain. En pratique et encore davantage sur l'expérience, les réactions et les réflexions qui accompagnent chaque voyage et le rendent plus intense, plus vrai.
En voyage on ne peut pas se mentir je crois. Il faut savoir s'avouer ses faiblesses, ses erreurs et tirer des leçons des ses mauvais jugements. J'ai appris aussi depuis toute petite qu'il ne faut jamais sous estimer la Nature et en particulier le climat. En outre je dirais que c'est une formidable école de la vraie vie dans le sens où il faut savoir apprécier les risques, les gérer, raisonner en fonction de plusieurs paramètres dont certains inconnus ou qui nous échappent complètement. Voyager ça veut aussi dire composer avec la situation et faire avec ce que l'on a...

Bref : je rêve, je plane et prépare mon départ!

Trêve de bavardage déliresques, qui une fois de plus partent dans tous les sens. Et débouchent sur des déclarations parfois improbables ^^ que moi-même je n'étais pas du tout au courant que j'allais les dire, car mon lit m'appelle.

Et comme si c'était intéressant, j'ai baptisé mon sac à dos Ulysse (je vous préviens j'ai hésité, je ne sais même pas pourquoi moi-même, avec Charles-Henri! hahaha!). Je vais probablement bientôt lui taguer son petit nom!
OK, je me tais. Chuuut!

Civiliz'attitude

Parce qu'entendre cette petite phrase m'a blessée, et me blessera encore quand je l'entendrai de nouveau. "Tu ne pourrais pas partir dans un pays plus civilisé?!" (avec en plus en sous-entendu, parmi bien d'autres : "Pourquoi tu vas chez les "barbares", t'es complètement folle ma pauvre!"). Bah je peux vous dire que cette petite phrase anodine je me la suis prise en pleine tronche, ça m'a bien touchée. Là ou ça fait mal. Je sais, c'est bête, n'a pas grande importance et ne devrais pas me formaliser pour si peu car "j'en verrai bien d'autres!".

Mais franchement : pourquoi??!

Est-ce que ces personnes adultes pensent réellement ce qu'elles disent et sous-entendent? Est-ce qu'elles sont réellement convaincues que notre société est la plus civilisée et/ou que "notre civilisation" est fondamentalement supérieure? Pourquoi pas simplement dire que deux civilisations sont différentes ou que deux contrées sont "civilisées différemment"! Nan, c'est vrai faudrait pas se luxer un muscle de la bouche!
Mais surtout comment peut-on se permettre de juger à ce point et de manière si catégorique à partir de.... De rien en fait. Ah, si, à partir de préjugés? De ce que les "médias" veulent bien véhiculer?
Pourquoi la différence devrait-elle d'abord inspirer la peur et le rejet? J'ai l'impression qu'ici on nous enseigne [souvent, pas tout le temps bien sûr, je peux pas me permettre de généraliser] d'abord la peur de l'autre et de la différence. Je ne dis pas qu'il faudrait nous faire passer de la naïveté dans les biberons et des sur-illusions en perfusions, mais peut-être serait-il bénéfique pour les enfants et jeunes d'avoir autour d'eux des personnes un minimum positives et qui incitent à l'ouverture d'esprit et au goût d'apprendre?
Je pense personnellement que notre génération n'est plus juste "française". Elle est aussi citoyenne du monde! Quand internet, tous les autres moyens de télécommunications, et transports nous connectent "plus que jamais" avec le monde. Il faudrait peut-être apprendre à être citoyen du monde? Apprendre à appréhender l'autre et ses différences? Tous ces nouveaux moyens de connection-internationale sont géniaux et enrichissants s'ils sont utilisés intelligemment et positivement dans nos vies et nos habitudes. Leurs ressources sont énormes et peuvent être améliorées sans cesse. Il ne tient alors que d'en faire bon usage. Pour les enfants et jeunes, le monde et "l'Ailleurs" ne sont plus un concept aussi lointain, abstrait et inenvisageable qu'avant. Alors apprendre à ouvrir les yeux sur le monde pourrait être nécessaire. Et apprendre que "l'Autre" peut toujours nous apprendre si on l'écoute. Au moins, ensuite chacun pourrait avoir une opinion éclairée et faire des choix dans ses convictions en "connaissance de cause"...

Et puis au fond c'est plus que ça qui m'a touchée et me fait réagir et réfléchir. D'une part c'est parce que je suis tombée de haut : c'est quelqu'un que j'admirais qui m'a déclaré ça. Ça n'enlève rien à toute la valeur que cette personne a à mes yeux. Mais finalement ça montre juste qu'on est tous bien comme on est avec nos "défauts", et que les exemples parfaits n'existe pas. Et puis l'humain serait tellement chiant s'il était parfait,nan!?
Bref, surtout, d'autre part ce qui me travaille c'est cette vision des choses qu'on veut parfois nous imposer plus ou moins consciemment. D'où probablement l'extrême importance de se faire ses propres opinions et d'aller apprendre volontairement et concrètement, quand on est jeunes.
Mais ça me touche quand on affirme autour de moi "La majorités des Humains sont mauvais/'cons'...". Sans tomber dans un monde de bisounours complètement ridicule, insipide et déplacé, je trouve tout de même assez triste cette façon de donner de l'espoir aux jeunes. Et comme manière de dire aux d'jeuns "bienvenue dans la vraie vie, bienvenue dans le monde des adultes...". Bizarrement je ne suis pas persuadée que ce soit le meilleur moyen de nous donner confiance en la Vie et de nous donner l'envie de nous engager pour notre avenir ou pour nos convictions. Cette espèce de, je sais pas, pessimisme envers l'humain est super relou à force, d'autant plus que souvent il est le fruit de préjugés et d'idées toutes faîtes...

Enfin bref...!

J'ai encore trop parlé?
Ah oui, on dirait bien!

Douter. Se poser des questions. Essayer d'apprendre.
Tout est à construire, rien n'est acquis.

Se remettre en question.

mardi 16 juin 2009

"La jeunesse est blasée...

...et ne veut plus voyager, ne rêve plus de tour du monde ou de voyage à la roots comme à notre époque..."
C'était en gros le postulat de départ d'un topic d'un forum de voyage...

Je me suis permise de "balancer" (parce qu'il était 3h du mat', que j'ai écrit ça au feeling complet et comme ça venait, et que j'avais juste pas envie de me prendre au sérieux!) une petite réponse... Que voici :

"Bonsoir, bonjour,
Je pense humblement qu'il y a toujours des jeunes qui rêvent de voyager et qui voyagent... Des jeunes qui ont des envies de partir qui les prennent aux tripes et au coeur... Cette force qui vous pousse à partir. Ce besoin d'aller voir le monde.
Je rêve, chaque jour depuis plus d'un an et demi de voyager seule en Ouzbékistan, juste avec mon sac à dos et des envies de rencontres. J'y vais cet été. Pas un jour ne passe sans que je pense à ce voyage, sans que je pense au Voyage en général. Pour moi le voyage c'est juste une façon simple de considérer le monde comme un champ infini de Savoir potentiel, comme une chance à saisir pour apprendre la Vie. Peut-être pour apprendre à trouver l'extraordinaire dans l'ordinaire. Peut-être pour juste aller à la rencontre des Autres...ou de moi-même. Peut-être un peu de tout ça... Le voyage pour dire merde à la sur-consommation et au matérialisme ambiant. Le voyage avec une somme très modique par choix. Choix d'essayer de ne pas être un touriste-consommateur, choix de se contenter de peu et en fait de ce qui est juste essentiel. Choix de se débrouiller et d'être libre dans ses décisions. Voyager quand on jeune aussi parce qu'on a (encore?) cette folie idéaliste (parfois encore un peu insouciante, naïve, utopique peut-être!) qui nous permet de rêver puis de concrétiser ce rêve dingue. Malgré l'entourage réticent et bourré de préjugés, malgré les potes qui ne conçoivent même pas nos envies, nos quêtes... Oui je pense que des jeunes qui rêvent et qui voyagent il y en a encore. Pas pour les photos, ni les siestes sur la plage, ni les night clubs, ni les babioles souvenirs. Peut-être juste pour vivre quelque chose d'humain et de fort. Peut-être pour apprendre les différences dans des petits bout du monde et pour dire qu'on a envie et besoin d'ouvrir les yeux. D'en prendre plein les sens, de prendre des claques, de réfléchir.... Que l'on rêve d'horizons lointains ou plus proches, on a toujours aux tripes cette foutue envie de découvrir et d'apprendre!
Bref, je connais en effet beaucoup de jeunes déjà blasés, matérialistes, superficiels, assez prétentieux, déjà englués dans les préjugés et la routine et qui se foutent royalement du vrai Voyage (en mode routard quoi!). Je trouve ça réellement triste. À pleurer, même, parfois. Mais j'ai aussi la chance de connaître des jeunes précieux et surmotivés pour qui la curiosité est le moteur, la débrouillardise et la volonté les ailes!
Sur ce, bon vent! :)

Juste une impression parmi bien d'autres!"

Il y aurait beaucoup de choses à rajouter. Beaucoup d'autres points de vue complémentaires et très intéressants...
Mais c'est vrai que cette discussion m'a faite réagir. D'un coté je pense parfois un peu comme l'auteur : des jeunes blasés il y en a tellement! Mais d'un autre coté je crois encore réellement qu'il y a de nombreux jeunes ouverts sur le monde et qui se dépassent pour voyager et pour apprendre.
Des jeunes qui ne peuvent pas s'empêcher d'être curieux et de se poser chaque jour des milliers de questions... Sur le monde, sur le pourquoi du comment, sur les Hommes, sur les cultures, sur les différences, sur ce qui fait qu'on a tous quelque chose de semblable et pourtant qu'on est tous uniques...

"Les voyages forment la jeunesse !" ...et souvent bien plus qu'on ne le pense!

"Citare"..."mettre en mouvement"

Peut-être juste parce que ça m'inspire... A méditer...

(1) Mon musée à moi, ce sont les chemins, les hommes qui les empruntent, les places de village, et une soupe, attablé avec des inconnus.
Bernard Ollivier
Ce que je souhaite...

(2) En route, le mieux c'est de se perdre. Lorsqu'on s'égare, les projets font place aux surprises et c'est alors, mais alors seulement, que le voyage commence.
Nicolas Bouvier
Ce que j'espère et redoute...

(3) N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres espérances. Le reste vous sera donné de surcroît.
Henry de Monfreid
Ce en quoi je crois que je crois...

(4) Qu'est-ce en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde.
Jules Barbey d’Aurevilly
Ce que je trouve si nécessaire...

(5) Apprends comme si tu devais vivre pour toujours et vis comme si tu devais mourir ce soir!
Proverbe Tibétain
Ce qui me motive...

Salomat bo'ling ! = une des manières de dire Au Revoir en ouzbèke! :)

Very very very much!

Ma vie est teeeellement fascinante. Avec un grand F s'il vous plaît. Je disais donc que ma vie est tellement fascinante que devant l'hystérie collective je cède et raconte ma life. Youpi! Trop pas. Mouhaha!...
Nan mais sérieux : Ôlala! J'ai des millions de trucs et de machins sur le feu en ce moment! Et le temps passe super vite, ça m'étonnerait pas que y'ai un gars là, dans les coulisses de la chronométrie de la Vie, qui se foutte un peu de moi et avance toutes les minutes en secondes!

Recette de la overbookitude avec crème de vie à 100% ? La vlà!

-des costumes médiévaux à faire pour 4 cheftaines voulant faire les pitresses sur Robin des Bois et ses poteaux,
-2kg de préparatifs pour camp scout sur gaufrette de jeux à conceptualiser et organiser,
-quelques poignées de projets-sympas pour zellidja,
-des courriers à faire avec en bonus un zeste de paperasse,
-une belle rando en montagne (qui vous achève de préférence, parce que vous avez passé toute l'année universitaire avec un niveau de sport atteignant les moins 20 sur l'échelle de Richter (et de la mère Michelle)),
-quelques journées passée dans ma charmante ville, en mode je photographie ce qui me tombe sous la main, du banal au plus incongru (je dis ça parce que là je viens de zyeuter le résultat, et en toute non-modestie, j'aime plutôt pas mal ce que ça rend. Appréciation juste très personnelle bien sûr! Hum...),
-des bouquins à bouquiner,
-un nouvel APN à trouver (triple salto arrière de youplaboum, retombé piqué d'expression de joie!),
-un futur passage de quelques jours à Paris, en mode speed mais éclatage!
-...

Ah??? ...Et il paraitrait aussi que j'ai un voyage à préparer, parce que je pars bientôt. Rdv médecin? vaccin rage? matos sac à dos? contacts à emailer et relancer? plan B si zappage de Vallée du Fergana à mettre en place? assurance rappat'? trousse pharma? guide LP édition récente à lire? hôtels à checker? petits cadeaux à rassembler? passeport à réclamer? visa à demander?
OMG, oui, ça me dit vaguement quelque chose...

:) *big smile*

Vous croyez que ça peut aider de se réveiller à presque 16h de l'aprèm?! ^^

Aller, à la santé du Capitaine (et de sa fille!)
Et au boulot, et que ça saute! Viiiite!

lundi 8 juin 2009

Par le trou de la serrure

Ou quelques vues de ce qui m'attend là-bas... En attendant mes propres photos en live j'espère! (quand internet ne ramera pas trop d'ailleurs. Car Internet là-bas n'est pas lent. Mais très très très lent!)


Celle-là je l'aime!


Vie à la campagne.


Fabrication et cuisson des 'nans', les pains locaux.

[photos de Mahfiza, une de mes contacts, adorable.] :)

dimanche 7 juin 2009

You can't always get what you waaant

Désolée pour ce titre aussi cohérent et passionnant que le reste de ce "blog"...(même si au fond, je dis "désolée", mais je ne le suis même pas, tellement ce soir mes derniers neurones ont pris l'option 'vacances dans le Nebraska, à durée indéterminée'. That's quite a shame, i know!). Mais depuis quelques jours cette chanson [dans la playlist à droite] squatte mon esprit en mode 'j'y suis j'y reste' (d'où mes proches au bord de la dépression aiguë du tympan, rapport à ce que je chante plutôt, euh, très mal. Et encore le mot est faible^^).
Bref. Tout ça pour dire que des bêtises qu'en ce moment je voudrais bien être déjà partie ou sur le point de partir! Pourtant tout va très bien ici.


Mais qu'est-ce que j'ai hâte, mama mia! C'pas possible!!
Parfois on me parle d'autre chose, et dans des moments d'une rare fulgurance j'émerge en ayant conscience que j'étais un peu (ou beaucoup. En fait) partie ailleurs dans ma tête... Ouai, déjà un peu sentir la poussière d'Ouzbékistan et crâmer à (au moins) 45°C... Surtout avec à l'instant même la BO de Into The Wild en fond musical, c'est juste surpuissant comment ça me prend aux tripes : soif d'ailleurs, soif de découvertes, soif de changements (et de galères, oui oui. Jolies petites galères que sur le coup t'a bien envie de chialer et un peu plus tard t'as souvent bien envie de rire...).
D'ailleurs si on me donnait (de façon tout à fait improbable) des billets pour un tour du monde ou pour le fin fond de la Patagonie et un mp3 qui distillerait voluptueusement (au moins!) dans mes oreilles cette BO Into the Wild, je crois que je pourrais presque tracer direct à l'aéroport. Limite sans passer par la case 'je me prends la tête'.

Enfin voilà, c'est tellement évident ce voyage. Prendre son bon vieux sac à dos, le boucler en deux heures et se casser aller d'un pas gracieux et mesuré dans ce lieu si magique et trépident appelé aussi parfois "aéroport".

Haha au fait à propos de sac à dos, cette année je vais essayer de battre un "record" perso niveau poids. Partir le plus léger possible. J'ai mis la barre au niveau des 10 kilos maxi (voire moins), mais ça va être tendu! Ou pas, on verra... Aussi histoire d'avoir de la place pour ramener entre autres de la Soie pour ma Môman chérie. Bah oui, je ne peux décemment pas aller à l'aventure sur la Route de la Soie, faire angoisser ma môman, et ne pas lui ramener de cette étoffe si superbe...

Je pars dans plus d'un mois et pourtant si je ne me retenais pas, j'irai de ce pas faire mon sac, juste pour le plaisir.
C'est fou comme j'ai toujours aimé faire les valises d'ailleurs. Les défaire c'est autre chose, parfois elles traînent pendant un mois dans ma chambre -encore plus ou moins pleines- après mon retour. Nostalgie du voyage, pas envie que ça se finisse, pas envie que s'envole l'esprit baroudage...

Sinon globalement, j'ai de + en + envie de saisir chaque opportunité que la Vie peut nous offrir. Juste dire "OUI", être volontaire, être au taquet. Y aller (même si parfois on ne sais même pas très bien où), se bouger, engranger les expériences et les tranches de vie. J'ai même envie de dire "mastiquer la Vie à pleines dents!"...
Et ce sont en partie certaines personnes qui m'ont inspirée cet état d'esprit : "Say YES. The impossible IS doable. Just DO it. Jump first, fear later.". Ces gars-là font juste partie des mes héros. Figurent parmi les gens et les causes qui me touchent le plus dans la Vie ET qui m'inspirent le plus.
Ça (me) donne simplement envie de (me) se bouger, d'apprendre des autres et de défendre (mes) ses convictions. Alors bougeons-nous! Bougez-vous! ;-)


*You've got one Life to live, but a million different ways to live it.*
*Choose risks over regrets.*



*"Can you do the impossible?" SAY YES, I will.*
J'ai envie de partir. D'être en Ouzbékistan. De partager des moments d'humanité et de "banalité". Rire, pleurer, parler, sourire avec ces femmes.... M'ennuyer avec elles, espèrer avec elles, cuisiner avec elles... Chercher l'extraordinaire qui se cache dans chaque petite parcelle d'ordinaire.